Focus : optimiser le traitement du mildiou grâce au suivi météo
Prenons le cas du mildiou, cauchemar récurrent des vignerons en climat océanique ou humide. L’agent pathogène, Plasmopara viticola, nécessite pour germer trois ingrédients : une température douce, de l’humidité durable, et… un feuillage réceptif.
-
Dès 10 mm de pluie, l’inoculum est activé : une simple averse déclenche une alerte.
-
Si la pluie persiste ou qu’une alternance "jour chaud/nuit humide" se répète, le développement de la maladie est accéléré.
-
Un traitement préventif juste avant la pluie permet de couvrir efficacement le feuillage, mais traiter trop tôt revient à risquer un lessivage, et trop tard, c’est laisser la maladie s’installer.
Grâce à la météo et aux modèles épidémiologiques, le traitement peut être affiné non seulement quant à la date mais aussi quant à la dose du produit utilisé. Plusieurs essais sur le terrain montrent que, sur cinq ans, l’utilisation du suivi météo a permis de gagner jusqu’à 1,5 tonne de cuivre par an dans certains domaines en agriculture biologique (source : revue “Viti”, janvier 2023).