Bio et biodynamie : de quoi parle-t-on exactement ?
L’agriculture biologique : cadre et principes
L’agriculture biologique proscrit l’usage de pesticides, d’herbicides et d’engrais de synthèse. Pour être certifié « bio » (label européen AB ou Eurofeuille), un vigneron suit un cahier des charges précis :
- Traitements à base de produits naturels (cuivre, soufre, préparations végétales…)
- Pas d’OGM
- Contrôle indépendant régulier
- Limitation de certains intrants en cave (levures exogènes, doses de SO₂ réduites…)
Si cette démarche valorise le respect du vivant, elle laisse tout de même place à quelques produits phytosanitaires d’origine naturelle – le cuivre restant le traitement principal contre le mildiou, par exemple.
Biodynamie : une philosophie plus qu’un cahier des charges
La biodynamie, quant à elle, s’inscrit dans une vision holistique du domaine. Elle s’appuie sur les principes posés par Rudolf Steiner dès 1924. On y trouve :
- Des traitements à base de plantes (prêles, orties, valériane…), tisanes et extraits fermentés
- L’usage de « préparations » spécifiques (préparation 500 à base de bouse de corne, silice...)
- Un travail en fonction des cycles lunaires et planétaires
- Une attention portée à l’équilibre global de l’écosystème (vignes, mais aussi sols, arbres, animaux, humains...)
- Des contrôles et certifications rigoureuses (Demeter, Biodyvin)
La cave suit également des règles plus strictes : levures indigènes privilégiées, très peu d’intrants autorisés, soufre au strict minimum.