Impact concret de la viticulture raisonnée sur la structure et la fertilité des sols
Restaurer la matière organique
L’arrêt progressif des herbicides et le retour de l’enherbement, même partiel, sont des gestes centraux de la viticulture raisonnée. L’INRAE estime qu’un couvert végétal (graminées, légumineuses…) permet une restitution de 2 à 4 tonnes de matière organique par an et par hectare, et améliore l’humidité, la porosité et la vie microbienne du sol.
Ces couverts végétaux favorisent aussi l’activité des vers de terre : une étude menée dans le Bordelais (B. Decaens, 2018) montre qu’un sol enherbé abrite jusqu’à 5 fois plus de lombrics qu’un sol nu, accélérant la décomposition de la matière organique et la production de nutriments assimilables.
Moins de tassement, plus de porosité
Le travail raisonné du sol limite les passages d’engins, ce qui diminue le tassement, un problème criant dans les vignobles mécanisés. C’est un gain direct pour la circulation de l’eau et des racines, et donc pour le bon développement de la vigne.