Pourquoi l’eau est au cœur des enjeux viticoles
L’eau : ressource précieuse, parfois rare, toujours indispensable à la vigne et au chai. Pourtant, la pression sur les réserves hydriques n’a jamais été aussi forte, que l’on cultive en Languedoc, en Provence, ou sur le flanc d’un coteau ligérien. Dans certaines régions, la viticulture consomme plus de 3 000 m³ d’eau par hectare et par an, tous usages confondus (source : Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée Corse).
Si l’arrosage représente la part la plus visible, ce sont souvent les traitements phytosanitaires (fongicides, soufre, cuivre...) et le nettoyage du matériel (cuves, barriques, pressoirs) qui mobilisent l’essentiel de l’eau utilisée dans les exploitations. Lorsque l’on produit en bio ou en biodynamie, la fréquence de certains traitements (notamment le soufre et le cuivre en pulvérisation) rend la question de l’économie d’eau encore plus prégnante.
Maîtriser la consommation d’eau devient un enjeu central pour la durabilité du vignoble, ses finances, et la préservation des sols et de la biodiversité alentour.